Les Voyages à Jojo
Mes ballades
Mes escapades
et
bien d'autres choses
Mes ballades
Mes escapades
et
bien d'autres choses
Salut à vous !
La suite des palpitantes aventures à Dali.
lundi 27 juillet 2009
Ce matin levé cool, Patrick a
récupéré de ses émotions d'hier soir, le temps est à la pluie, en attendant que ça passe, nous allons déjeuner, Patrick qui ne mange jamais rien le matin s’est mis au petit déj’ chinois, en
attendant que le temps se stabilise on va roder dans la ville, manière de chiner quelques souvenirs, et on trouve des petits livres rouges y en a qui vont être content, en plus ils sont en
chinois, un vrai casse-tête, ainsi que deux ou trois trucs à ramener.
Vers dix heures le temps se met à peu près beau et on loue des vélos manière d’aller aux alentours, car Dali un peu beaucoup voué au tourisme est garni de magasins et de restaurants. On
enfile un chemin entre les rizières pour approcher du lac, aux détours d’une ruelle une musique nous attire, un temple, l’encens brûle de partout, il y a un orchestre d’un côté de l’autre
dans un temple sans doute réservé, les femmes qui tout en priant cassent la croûte avec des sucreries faites avec du riz. L’ambiance est bonne et on reste un moment
à écouter ces musicos qui jouent et chantent sans aucune partition. Il y a principalement des personnes âgées, les femmes sont apparemment plus dévotes que l
es hommes qui se contentent de jouer et de boire du thé,
servis par ces dames. Une mémé en sortant nous offre à chacun une poignée de riz.
On laisse la fête se continuer,
un peu plus loin c’est l’échoppe d’un vieux calligraphe qui nous arrête, vieux d’accord mais il ne tremble pas en traçant ses lettres, je reste un moment à le regarder en silence.
Après bien des détours on arrive
enfin au bord
du lac à proximité du port de Dali, là aussi il
y a de l’activité, des travaux sont en cours, pour aménager la rive. Les femmes font le ciment et trimballent de lourdes charges de pierre, les hommes bâtissent ... enfin deux il y en a dix qui
regardent. Un peu plus loin un homme perché sur un rocher et armé d’une longue perche en bambou pêche des jacinthes d’eau, des femmes les récupère et trient, en fait elle récupèrent les
boutons de fleurs qui parait-il se
mangent.
Aujourd’hui doit être un jour spécial, car devant toutes les maisons de l’encens brûle et dans tous les petits temples ces dames prient, papotent et cassent la croûte pendant que ces messieurs jouent de la musique.
On va sur le port, je chine deux ou trois trucs et comme il est
midi, pourquoi ne pas casser une petite croûte, au menu : brochette de crevettes d’eau douce, brochette de petits poissons du lac, et comme une grenouille est en train de cuire, on s’en commande
une, décapitée et dépecée sur le champ et grillée aussi sec, succulent, ça bouche la dent creuse.
On continue la route, plutôt le
chemin à travers les rizières et les champs de maïs, des maïs énormes et très hauts, près de trois mètres pour certains, si Jacky était là nul doute qu’il irait se rencarder sur la marque du
maïs.
En cours de route Patrick annonce une crevaison à l’avant, à l’entrée du village, je demande une pompe qui nous est gracieusement prêtée, pas de panique le pneu est simplement dégonflé, on file bon train sur le chemin de retour. Patrick a promis une photo a une grand-mère qui gardait son petit fils.
Une journée bien remplie, dans la
campagne autour de Dali qui se termine devant une bonne bière. Patrick est reparti porter sa photo, cocagne, à peine il donne son premier coup de pédale, il se met à pleuvoir à seaux, il va
rentrer mission accomplie, mais trempé comme une soupe. Effectivement, il est rentré comme une soupe.
En suivant quelques images de Dali, la vieille ville car la nouvelle se trouve à une quinzaine de kilomètres de là, et c'est tant mieux.
Dali et sa région étaient connus pour son lac, son climat
agréable en
été voire même en hiver, malgré son altitude 2060 mètres au GPS de Patrick, mais Dali et sa région était connu pour ses cultures de Marijeanne de bonne qualité, et donc très appréciée de tous les
fumeurs du monde. Est-ce cela qui perdure, pourtant on n'a point vu dans nos balades de pieds de Marijeanne même à travers les immenses maïs, c'est cela qui fait que dans la rue, des petites
grands-mères vous sussurent dans toutes les langues, Ganja, marijuana, elles n'en sont pas à chichon mais ça pourrait venir.
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