Les Voyages à Jojo
Mes ballades
Mes escapades
et
bien d'autres choses
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Salut à vous
Visite de Cluj et des quartiers périphériques, des immeubles immenses de grandes avenues se mêlent aux vieux bâtiments, beaucoup de petits marchés et échoppes sous ses immeubles, ça vit. On monte voir le Gardina Botanica sur une hauteur, belle roseraie, jardin japonais et des arbres venant de tous les continents.
Retour dans la ville pour manger avec jean Pierre, un peu en retard du fait de ses rendez vous médicaux. Cela nous permet de regarder le ballet des minets roumain dans leurs belles voitures. Il existe une faune de jeunes roumains apparemment friqués qui déboulent dans les rues au volant de jaguar cabriolet, Mercedes cabriolet, et autres BMW de forte cylindrées. Le seul jeu qui semble être le leur est de se la péter au volant de leurs bolides. A côté de cela on trouve des mamies et même des jeunes qui vendent à la sauvette, qui un bouquet de fleur, qui un kilo de tomate ou quatre cartes postales, il y a de forts décalages dans la société roumaine des très riches et des pauvres voire très pauvres.
Jean Pierre arrive et on va casser la croûte dans un petit resto sympa tenu par des jeunes qui nous offrent à l’apéro le « suika » un alcool de poire qui frise les 60°, un bon plat de viande variés accompagné de patates au four le tout arrosé d’un sauvignon blanc made in Roumanie, un bon repas pour dire au revoir à jean Pierre. On file au chalet récupérer nos affaires et il est temps de prendre le train pour Suceava à la frontière ukrainienne, départ 1h09.
Sur le quai on se fait aborder par un vendeur à la sauvette qui essaye de nous fourguer en anglais en allemand, en français enfin des cosmétiques pour dames. Comme il parle très bien français, on entame la discussion habituelle, où tu habites, où tu travailles, etc… il repart ensuite en nous serrant la main, vous êtes comme moi : des bohèmes, alors bon voyage !!!
Le train est annoncé avec 20 minutes de retard, pas de problème il viendra, et effectivement vingt minutes plus tard notre train arrive. Wagon 5, place 56 & 57, dans le compartiment les filets à bagages sont garnis de sac, donc pas de place pour nos sacs, tant pis ils passeront le trajet devant nous, le mien me servant d’oreiller, parti comme c’est parti la nuit sera courte d’autant qu’un des passagers à enlevé ses pompes et ça donne fort, deux jeunes filles qui étaient là s’enfuient voir ailleurs, nous stoïques comme le pope qui est assis en face de Patrick, on reste.
La nuit a été courte sur nos fauteuils d’autant que le jour se lève à quatre du mat, mais le parcours en valait la peine, on traverse une zone montagneuse magnifique, de belles maisons de bois, des forêts de sapins immenses, de belles rivières à truite, très beau.
Ensuite le paysage s’aplatit à l’approche de Suceava, les champs de maïs et de patates remplacent la forêt.
La mécanisation agricole n’est pas encore arrivée là, et c’est en charrette que l’on se rend au champ, et à la main que l’on sarcle le maïs et que l’on butte les patates.
Arrivée en gare, le copain de jean Pierre nous attend pour nous mener dans un
hôtel à côté du monastère de Sfânta à Sucevita.
On pète dans la soie pour douze Euros la nuit dans un cadre de rêve entouré des bois de sapins,
le pied ! Si notre bohème d’hier nous voyait il changerait d’avis sur nous.
On part à la découverte du monastère et de ses environs, extérieur c’est un château fort, à l’intérieur l’église décorée intérieur et extérieur est en réfection, classée à l’UNESCO le site
profite de la manne européenne pour faire les travaux, tous les toits ou presque ont été refait en cuivre.
On part ensuite escalader le petit monticule qui domine le monastère manière d’avoir une vue d’ensemble du site, ballade dans les bois de sapin, des fûts d’une vingtaine de mètres, des
arbres magnifiques. Au détour d’un chemin on rencontre des débardeurs de bois, on va passer un moment avec eux, puis retour à la casa pour casser la
croûte et se reposer un peu.
Le repos en fait s’est prolongé car nous avions besoin de récupérer notre courte nuit de train.
On rentre sur Suceava vers 11h pour récupérer notre train qui doit nous mener en
principe à Odessa.
A l'heure précise le copain à jean pierre vient nous récupérer à l'hôtel, frais
et dispo après une longue nuit de sommeil, on file vers la gare, le train de Moscou celui que l'on doit prendre rentre en gare à l'heure.
On cherche notre sleeping-car le numéro 19, un mec en tongues et bermuda nous demande les billets, après vérification c'est bien un employé des chemins de fer, on monte derrière lui, il refile
les billets à un autre toujours en tenue de vacancier qui note nos noms et nationalité.
On cherche nos places, le compartiment est occupé par Nicolaï un russe complètement pété qui dort, se réveille, boit un coup de rouge, dort, fume une cigarette il va à Moscou, si ça
continue il finira le voyage sous la banquette. Un jeune roumain est là aussi, c'est un footeux, il connait le nom de toutes les vedettes du ballon rond, il va à Kiev voir sa
copine.
Dans le compartiment à côté trois turcs en goguette ils vont à Moscou pour le bissness et apparemment la fête.
Avant la frontière, nos deux contrôleurs revêtent leur uniforme de contrôleur, ça fait plus sérieux.
A Vicsani frontière roumaine contrôle des passeports, on quitte le territoire de
Schengen, ça se passe bien. Le convoi redémarre, arrêt à la frontière ukrainienne, contrôle des passeports enlevés par une charmante policière, mignonne et en plus avec le sourire, déclaration en
douane des bagages, du fric, bon enfant tout de même, il est vrai que la douanière possède un anglais au niveau du notre.
Pas de doute on est en Ukraine
Pendant ce temps changement de boggies les voies ukrainiennes sont plus étroites que les roumaines. Cela prendra deux bonnes heures pour effectuer la manœuvre. Retour des douanières qui
contrôlent nos médicaments, le train manœuvre et nous ramène en gare, retour des passeports. Encore quelques minutes d'attente, les turcs en profite pour acheter à bouffer.
Nicolaï a terminé sa bouteille de rouge et dort. Les jeunes turcs lui ont offert à manger, mais ce n'est pas son fort, il se recouche.
On repart, pas sûr que l'on puisse arriver à Odessa par la voie indiquée sur nos billets, d'après ce que l'on a compris des explications du contrôleur, la ligne ne fonctionne plus et peut être que l'on ira directement à Kiev, Inch Allah.
Pour l'instant on roule dans une campagne vallonnée vouée à l'élevage plus de
céréales ou de champ de patates.
Des maisons aux apparences pauvres, avec des jardins aux petits soins de leurs propriétaires qui sont tous avec la binette à la main, avec des tenues parfois surprenantes, plusieurs fois des
dames d'un certain âge voire d'un âge certain en petite culotte et soutien gorge assorti.
Notre train avance à un pas de sénateur, je pense qu'avec une bleue bien révisée et en forme on doit pouvoir le doubler aisément.
Nicolaï dort la couverture comme oreiller, le matelas comme couverture !!!
le compartiment sent maintenant la pinard, la bière, un peu la pisse car tellement il est bourré le Nicolaï ; qu'il s'est pissé dessus. Mais bon il faut s'habituer à tous, surtout quand on
voit l'état des chiottes du train.
Vous avez le choix :
comme chez nous!
Ou à la turque mais en acrobate.
La nuit dans le train s'est bien passée Nicolaï s'est bien levé quelques fois mais ça a été, le jour se lève vers 4h30 avec un ciel voilé mais beau temps.
On se boit un thé préparé par le contrôleur, Sébastian lui a prévu un Macdo et du lait. Nicolaï se lève en pleine forme et commence à essayer de bavarder avec nous, on ne dirait pas qu'il était pété à mort la veille, il repart et nous revient avec un paquet fait avec du journal, un casse croûte peut être, que nenni, une bouteille de vodka qu'il entame allègrement, il en descend les trois quart et part dans un état second se recoucher.
Le train continue jusqu'à Kiev, la correspondance vers Odessa n'existe plus d'après les contrôleurs, par la force des choses, on restera à Kiev. Je soupçonne quand même nos contrôleurs d'avoir inventé ça car notre correspondance était à 4heures du matin et ils dormaient comme des souches, n'ont' ils pas voulu se lever, ça restera une énigme pour nous.
Nicolaï dort toujours !! sûrement jusqu'à Moscou où il se rend.
Après 20 heures de train on débarque à Kiev, petite connexion Wifi pour trouver un hôtel, on dégotte une pension de famille Brama Hôtel, pas cher et très bien
@pluche
La suite des aventures demain ou plus tard c'est selon.
Si vous le voulez bien
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