Mes ballades
Mes escapades
et
bien d'autres choses
A la demande générale, voici la suite des aventures de Dédé, Patrick & Jojo du côté de Tamanrasset. Mais avant quand même, je vais vous parler de notre escapade dans le grand erg occidental du côté de Timimoun. On a atterri dans cette ville, non par simple hasard mais parce qu'avant de quitter Toulouse, un collègue Hammadi, qui bossait avec Patrick, nous avait confié un colis a remettre à son cousin Titi vulcanisateur à Timimoun.
En arrivant dans cette ville, on demande où se trouvait l’atelier de Titi vulcanisateur de Timimoun. Cela tombait bien une de nos roues était crevée et le camarade Titi devait pouvoir nous arranger ça.
On arrive chez Titi, qui évidemment au courant de notre passage nous attendait avec impatience. Accueil à la hauteur,
et même plus distribution de thé à volonté etc.. Nous avions l’intention de passer la nuit en dehors de la ville, hors de question, le transit bien rangé on dormira chez Titi, non sans avoir
mangé un bon couscous. Le lendemain interdit de partir, nous sommes invités à une fête au milieu de l’erg à plusieurs kilomètres de la ville, le taxi est réservé donc on passe la journée à
visiter la ville et à boire du thé. En fin d’après midi un gros Toyota arrive, c’est notre taxi déjà presque plein on se tasse à l’arrière au milieu de papis en pleine euphorie. Toyota land
cruiser 6 cylindres en ligne n’empêche pas d’avoir des problèmes, il est vrai que le compteur ne marchant plus depuis fort longtemps, nous supputons qu’il a quand même quelques heures de vol. le
chauffeur confirme nos craintes en embarquant un jerrican d’eau et en faisant le plein du radiateur avant le départ.
Inch Allah, on décolle plein pot au milieu
des rires des papis qui à chaque bosse rigolent comme des gamins sur un manège. La piste serpent à travers la palmeraie et rapidement on commence à apercevoir quelques dunes fort sympathiques et
d’une hauteur raisonnable. Première dune avalée avec aisance malgré le chargement, il faut dire que le chauffeur s’y connaît ensuite c’est de plus en plus haut et de plus en plus raide. La bonne
humeur des passagers aidant, notre pilote se prend pour Vatanen et roule à donf d’une dune à l’autre en slalomant à travers les palmiers. Une seule fois il s’est planté, tout le monde descend et
nous naturellement on pousse le Toy, les papis nous font remarquer que le chauffeur est payé pour nous amener et qu’il doit se débrouiller tout seul, hors de question que l’ont
pousse.
On arrive donc en fin de soirée sur un genre de vaste cirque au milieu des dunes. La fête a déjà commencé, on se retrouve au
milieu d’hommes armés de vieux fusils à poudre qui forment un grand cercle et qui danse au son d’une litanie que l’on ne comprend évidemment pas. Un homme chante, et à un moment donné de sa
chanson toujours le même les fusils se mettent à crépiter dans un bruit assourdissant. Petit à petit, on distingue d’autre coup de fusil qui se rapproche, les nouveaux arrivant se mêlent au
groupe et le cercle devient immense. Le bruit des fusils, la fumée, l’odeur de poudre, les chants, la musique des tamtams font que l’ambiance enivrante.
Nous sommes là depuis un moment et toujours que des hommes,
pas une femme. Déjà que l’on en avait pas vu beaucoup à Timimoun, là au milieu du désert c’est le désert. Puis, petit à petit, on a entendu des chant plus aigus accompagné de youyous, enfin on va
voir quelques femmes. En fait on en a vu des centaines arrivées de nulle part en chantant. Elles sont restées à côté du grand cercle masculin et ont continué à chanter toute la nuit. Une
soirée inoubliable, ambiance assurée sous un ciel rempli d’étoile. On a couché chez l’habitant. Le retour n’en a pas moins été épique et le slalom à travers les palmiers valait son pesant
d’or.
Finalement, on a quitté Timimoun le lendemain, malgré les protestations de notre hôte, direction
Tam. Pour la petite histoire, le pneu réparé par Titi, a consciencieusement terminé le voyage sur le toit, c’est
en le redescendant que l’on s’est aperçu qu’il était crevé, comme l’autre d’ailleurs qui elle était crevée depuis le départ. Quelle organisation !!!. Heureusement Allah veillait sur nous et
on pas crevé une seule fois jusqu’à Toulouse.
Les photos sont de Patrick qui a bien voulu me céder les droits d'auteurs.
Patrick c'est lui, pour ceux qui ne le reconnaitrait pas, il faisait jeune premier, c'était en 1989, faites le compte !!!
La suite au prochain numéro : direction Tam et l'Assekrem
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