Salut à vous
Je vous l'avais promis voici donc mes deuxièmes impressions après le mois passé sur les chemins de Saint Jacques.
Coté spirituel :
C'est toujours l'encéphalogramme plat, je n'en reviens pas touché par la grâce ou illuminé par quoi que se soit, pas le moindre frémissement.
Mécréant je suis parti, mécréant je suis resté.
Mais, su'l'chemin du ciel, je n'ferai plus un pas
La foi viendra d'ell'-même ou ell' ne viendra pas
Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus
Y a déjà quelque temps que je ne vole plus
Si l'Eternel existe, en fin de compte, il voit
Qu'je m'conduis guèr' plus mal que si j'avais la foi
C'est de Brassens et ça me va bien
Côté Physique :
Faire le chemin de Compostelle est une rude épreuve (Jeanne ma cousine en a fait les frais pendant quelques jour) même si au fil des jours le pèlerin avale sa vingtaine de kilomètres voire plus, pour les plus costauds, sans trop de problème si ce n'est les redémarrages du matin qui sont quand même un peu durs.
Je me suis souvent imaginé l'état des pèlerins des siècles derniers, qui soit disant parcouraient souvent cinquante kilomètres par jour, quasiment pieds nus dans des chaussures qui n'avaient rien à voir avec celles que l'on possède aujourd'hui. Dans quel état ils devaient être à l'arrivée lorsqu'ils arrivaient.
Vous l'avez compris sur le chemin l'important c'est les pompes et là nous avons les choix, mais aussi la difficulté est de trouver les chaussures à la fois souple et solide. Pour ma part, j''ai trouvé la pompe idéale sauf du côté fiabilité après 450 kms la semelle à sale gueule. Par contre côté confort nickel, une seule ampoule au talon.
Les miennes sont en haut à gauche.
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Côté Hygiène :
Y a du bon et du mauvais. Aujourd'hui, la multiplication des auberges le long du chemin autorise une hygiène qui n'existait pas à l'époque. Même si dans certaines auberges les hospitaliers assurent vraiment le minimum, notamment au niveau des couchages.
Un autre instrument à ne pas oublier : les boules Quies. Car beaucoup d'auberge vous logent en dortoir allant de 4 à 6 lits pour les plus petits à 100 lits pour les plus grands donc insomniaques attention !!!
Côté rencontre :
Le chemin est vraiment top pour rencontrer des gensde tout bords, pas seulement les pèlerins mais les riverains du Camino qui sont souvent très sympathiques et vous donnent leur encouragements par un « Buen Camino »
Mais le chemin c'est aussi et surtout un bon moyen pour faire le point avec soi-même. On apprend à connaître son corps, ses pieds surtout, on apprend à connaître ses limites car de toute façon le chemin lui sait vous les rappeler.
Quand on marche :
- Soit on pense beaucoup et gare à celui qui n'est pas bien dans sa tête,
- Soit on ne pense à rien ou qu'à une chose marcher jusqu'à l'étape pour se reposer.
- Soit on se répète mais qu'est ce que je fous dans cette galère
Pour ma part, j'ai eu les deux cas, surtout le deuxième quand je sentais l'écurie pas loin.
J'ai malgré tout beaucoup pensé à mes filles, Marion qui se baladait en Turquie, Magali qui a des envies de voyages lointain, à vrai dire elles m'épatent.
Beaucoup pensé à la famille, qui nous suit via le net, incrédule souvent devant la longueur du parcours.
Bref, je pense que je n'ai oublié personne de ceux que j'aime, qu'ils soient présents ou absents.
En marchant au long du Camino, j'ai aussi découvert une autre façon de voyager et de découvrir un pays. Le Camino Francès traverse plusieurs région du nord de l'Espagne, la Navarre, le Rioja, Castille-Leon et la Galice toutes plus belles les unes que les autres. Je pense d'ailleurs y retourner en voiture manière de voir ou revoir des lieux, des villages, des monuments que j'ai bien aimé.
Un seul regret, les splendides églises romanes désespérément fermées.
Je repartirai aussi un jour à pied manière de terminer le Camino à Saint Jacques, il ne me reste qu'une semaine de
marche à effectuer pour arriver au bout.
Avis aux amateurs qui ont une semaine libre début mai 2009
En attendant de trouver les portes du ciel regardez mon camino portes après portes








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